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jeudi 15 avril 2010

Hommage aux enfants congolais qui réussissent leurs vies

(sur une idée de Baudouin Basenga)
Pour ne pas donner lieu à des interprétations erronées ou polémistes, nous disons tout de suite qu'ils sont nombreux, sûrement pas assez, mais en tout les cas pas tous répertoriés.Que ceux qui s'y reconnaissent dans un sens comme dans l'autre, se sentent directement concernés.
Qu'est-ce que c'est que réussir sa vie déjà ? Chacun a le droit d'y donner sa définition. Seulement, nous vivons dans une société qui a dicté ses critères pour donner un sens à ce mot. Réussir sa vie, pour beaucoup, c'est être riche: avoir une maison, un compte en banque, une voiture et beaucoup d'autres biens. Du matériel quoi...de l'argent. Est-ce que réussir sa vie, c'est être heureux... c'est tout ça pour finir. Mais est-ce que l'argent fait le bonheur? Non, il y contribue. De nombreux penseurs ont déjà eu à réfléchir sur ce sujet. Il vaut mieux je crois ne pas en aborder l'aspect strictement philosophique.
Redescendons sur terre pour voir les choses plus simplement. Un grand penseur, forcément,a défini une belle vie, une vie réussie, comme étant une pensée de la jeunesse réalisée dans l'âge mur. Qui, enfant, n' a pas rêvé d'être pilote d'avion,à l'âge adulte, médecin ou avocat? Nous tous.Ces choix étaient dictés par l'aspect social et donc le standing que confèrent ces professions. Pour donner un sens à notre article, nous allons donner notre définition d'une vie réussie.
Une vie réussie, c'est avoir un travail digne de ce nom, qui permette à l'individu de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. C'est là que les nuances apparaissent. On est nombreux à avoir une vie qui n'est pas à plaindre, mais ils sont encore plus nombreux en France, à ne pas avoir de soucis pour payer leur loyer ou s'offrir des loisirs sans compter. Ceux là ont réussi leur vie: ils ont fait des études, ont décroché des diplômes; ils ont retrouvé du travail et touchent un bon salaire. Tout ce que je suis en train d'affirmer peut être sujet à débat. Comme le dit Jean-Luc Delarue, ça se discute.
Mais en clair notre propos parle de quoi.De l'immigré,diplômé ou pas, qui est parti de son pays d'origine pour s'expatrier en France.(Puisque nous sommes en France). Diplômé ou pas, comme on le dit en jargon de kinois(natif de Kinshasa), le travailleur qui est venu broyer du caillou. Casser le rocher.Ce qui est très dur; et c'est comme ça que l'on représente les petits boulots, les travaux difficiles et surtout mal payés qui sont réservés aux immigrés. Parce qu'au fait, ils sont le plus souvent, sans qualification. Les enfants qui naissent ici par contre ont eux toutes les chances pour faire de bonnes études et d'occuper des postes valorisants au contraire de leurs parents.
Oui,il y a encore des efforts à faire au niveau de l'intégration, par rapport aux postes qui sont refusés parce que le postulant est de couleur.Le gouvernement va opter pour des c.v sans nom ni photo pour lutter contre tout ça.Si ce n'est déjà fait.
Malgré tout, il y en a pas mal aussi qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu, et qui sont en train de poursuivre de bonnes études ou qui occupent simplement de bons postes en France. Nous ne les citerons pas tous évidemment, mais vous comprendrez que honneur soit rendu à Rolande Basenga, dont le papa est si fier. Rolande donc, est infirmière graduée, diplômée des Hautes Écoles d'infirmières de Tournai, en Belgique.Elle poursuit actuellement des cours de spécialisation en pédiatrie à l'Université Catholique de Louvain. Tous les espoirs sont permis, avec une telle qualification, pour qu'elle puisse retrouver un bon travail et donc un bel avenir. Bijoux Mayala est aussi diplômée des Écoles d'infirmières de Tournai. Elle travaille actuellement à Paris et doit bien gagner sa vie.
Que dire de Doris Seck, née Doris Longhomo, qui a réussi ses études de Sciences Appliquées, et l'Ecole des Banques, et qui travaille comme conseillère financière dans une grande banque française.Madeleine MADI madame Carmello travaille elle aussi pour un grand organisme financier, spécialisé dans les prêts. Ils sont nombreux comme ça à faire la fierté de leurs parents. Ainsi, on sait que dans la famille Bakis Yalongo, Ray N'sikulu et autre Marcelline Manuaku, la liste n'est pas exhaustive, des enfants ont atteint le niveau universitaire. Chez les Mangalaboy, ils sont médecins de père en fils; et Sylvie Grouselle est contrôleuse d'impôts.
Le parcours scolaire n'étant pas la seule voie qui mène au succès, nous osons croire que d'autres disciplines pourront être explorées et exploitées par nos enfants afin de les amener à la réussite. Nous souhaitons beaucoup de chances à Gael Kakuta, qui est aux Sports Études à l'école de formation de foot de Lens pour briller un jour comme Zinedine Zidane. Pourquoi pas la fille de Papa Wemba qui a interprété avec beaucoup de talent"je veux chanter pour ceux qui sont loin de chez eux", pour être un jour notre Céline Dion.
La vie nous apprend que le destin d'un homme est finalement entre les mains du Tout Puissant. Mais ce Dieu qui fait tout et donne tout, nous dit ceci dans le livre des Proverbes 1,8 :" écoute mon fils, l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère; car c'est une couronne de grâce pour ta tête et une parure à ton cou". En même temps que nous demanderons aux enfants d'obéir à leurs parents, de la même façon, nous demanderons aux parents de prendre leurs responsabilités. Car l'éducation de base, cette éducation qui est déterminante pour l'avenir s'acquiert dans la structure familiale. Chers enfants, ayez de l'émulation, ne vous gênez pas pour prendre exemple sur un proche qui marche bien. Vous serez les premiers à en profiter.

jeudi 25 mars 2010

En avant la République Démocratique du Congo

Puisque nous ne sommes qu'au début de notre mission. Celle qui dicte la ligne de conduite de notre journal. Celle qui définit les objectifs que nous nous sommes fixés, nous continuons de titrer en ces termes nos éditoriaux. Nous travaillons pour amener notre population à changer de mentalité en vue du développement de notre pays. La situation est trop grave pour que l'on ne s'y penche pas. Nous ne parlons pas assez de la misère qui sévit au pays. Nous ne chantons, ni n'écrivons pas assez sur cet état de choses.Les autres pays-il suffit d'écouter les œuvres musicales des pays d'Amérique latine comme le Mexique ou le Brésil des favelas- le font très bien bien. Artistes, musiciens et intellectuels chantent leur malheur; pas seulement pour l'exorciser mais pour déjà en prendre conscience.
Vous aurez l'impression que je me répète; non. Un compatriote m'a clairement dit que je prêchais dans le désert. Ce n'est pas négligeable. Cela veut dire qu'il y a encore du pain sur la planche. La répétition est la mère de la science. Je vous invite chers amis lecteurs pour ce troisième numéro du R.D.C News, à avoir une pensée, pendant une minute seulement, pour tous ceux qui ,en République Démocratique du Congo, n'ont pas eu à manger.
La philosophie du RDC News est à l'image de "sosola sosola" que Siatula animait si bien, ou encore de la chanson de Koffi Olomidé, "affaire d'Etat". Je ne sais pas si tout le monde en comprend le message!

mardi 9 mars 2010

CELEBRITES-NON MOINS CELEBRES-les MABANGAS

AUX CONTOURS DU SHOW-bizz, les mabangas...A bâtons rompus avec JULES MASUA

A un moment où toute la France, c'est sûr, voire le monde entier, suit les péripéties de ce qui est devenu le "procès papa WEMBA",ce dernier est venu se produire dans la banlieue lilloise; à RONCHIN. Une production signée Olivier Doumou. C'est là que nous avons rencontré JULES MASUA qui fait partie de l'entourage proche de PAPA WEMBA. Nous l'avons interviewé. C'était à l'hôtel Mercure de Lesquin, ce dimanche 31 octobre 2004.
Rdcnews : Jules Masua, vous qui avez été immortalisé dans plusieurs chansons mais avec beaucoup de succès dans l'album FOR Idoles. Vous faites partie des amis inconditionnels de papa Wemba. Comment vivez-vous ces moments difficiles qu'il traverse et qu'est-ce que vous faites pour le soutenir ?
jULES Masua : La seule façon pour nous de le soutenir c'est d'abord d'être là avec lui. On reconnaît ses vrais amis dans la douleur. Nous ne l'abandonnons pas.Nous discutons beaucoup. Nous sommes toujours là. Depuis son arrestation, les différents procès, nous le suivons. Nous laissons notre travail de côté pour le suivre dans les tribunaux et j'en passe.
RDCNEWSnews : Si vous êtes là aujourd'hui, c'est pour le concert de Ronchin. Quelles sont vos impressions au lendemain de cet événement. On pouvait lire sur les affiches "concert événement?
Jules MASUA: Artistiquement parlant, il n'y a rien à dire. Le groupe a assuré. Par contre, on n'a pas vu le monde que l'on pouvait espérer.Il y a tellement de juges -les juges de rue ou de passage, comme vous voulez dans notre communauté-, qui ont déjà condamné papa Wemba. Le procureur a requis cinq ans de prison et une forte amende. A ma connaissance la sentence n'est pas encore tombée. C'est comme ça que tout le monde l'a cru en prison, alors qu'il n'en est rien
Rdcnews: Vous ne vivez pas cela comme une injustice quelque part, on dirait un acharnement sur sa personne?
JULES MASUA : Non, si les choses ont pris ces proportions là, ce n'est pas un hasard. C'est bien parce qu'il s'agit de lui.
RDCNEWS / jULES M., j'ai envie de vous poser une question que j'aurai voulu réserver à l'intéressé même, à savoir papa Wemba. Que penserait-il de mon idée de faire appel à un genre de collecte de fonds pour payer sa prison, cela bien sûr au cas où les choses prendraient la tournure la plus délicate, d'amendes substantielles ?Il nous a tous fait vibrer!
JULES MASUA: Moi personnellement je trouve que c'est une bonne idée mais il faut voir avec lui.
Le voilà d'ailleurs qui vient d'arriver...

MATOU SAMUEL : Musicien Chrétien

A cœur ouvert avec Matou Samuel. Nous avons rencontré ce dernier à la Plaine St-Denis, lors d'une célébration  événementielle.Une dizaine de mariage était en effet au programme, comme sait si bien le faire mama OLANGI.C'était au complexe LSC à Paris. Il a daigné nous accorder une petite interview dont voici les extraits.
RDCNEWS:Comment vous définissez-vous dans cette pléthore de serviteurs de Dieu où l'on ne distingue plus très bien les pasteurs des évangélistes ,en passant par les prédicateurs ,les prophètes, les docteurs, les bishops et les autres? Vous êtes, vous , plutôt serviteur de Dieu .
Matou Samuel: Je ne suis pas pasteur, ni évangéliste, encore moins Bishop ou prophète. Je me définis comme un musicien chrétien.
Rdcnews : C'est-à -dire ? Est-ce là un moyen de vous démarquer des pasteurs déclarés, dont on attend légitimement qu'ils servent d'exemples?
Matou Samuel : Musicien chrétien veut dire simplement que je suis un musicien, mais dans la catégorie des chansons religieuses, chrétiennes.
Rdcnews : Parce que cela se vend bien : question d'actualité. C'est comme ça que tout le monde s'est mis à faire de la musique chrétienne !
Matou Samuel: Peut-être. Ou justement. Vous pouvez remarquer aussi que tout le monde ne vend pas ses chansons; religieuses soient-elles. Moi je suis fier de figurer parmi ceux qui vendent. Et c'est par la grâce de Dieu. La même grâce qui fait qu'aujourd'hui je puisse voyager en Europe, sans débourser un sous. Sinon pour revenir à l'attribut qui me conviendrait, ce serait plutôt évangéliste. Car à travers les messages diffusés dans mes chansons les gens se convertissent.
RDCNEWS: Auriez-vous un conseil à donner aux autres serviteurs de Dieu?
matou Samuel: Je voudrais simplement leur demander de prendre le travail de DIEU au sérieux. A cause des brebis galeuses au sein des serviteurs de Dieu, la Bible est aujourd'hui critiquée, dénigrée.C'est grave! Mais comment en vouloir à ceux qui critiquent. Ils disent ce qu'ils voient. Même si au Congo Démocratique nous vivons réellement le temps de grâce.Pour preuve, le renversement de Mobutu. Sans effusion de sang.Pareil pour la mort de M'zee Kabila. Le sang du peuple congolais est aujourd'hui préservé. Pour moi, c'est la main de Dieu qui agit et empêche que des vies innocentes soient sacrifiées inutilement.

dimanche 28 février 2010

L'ARMEE... Retour à la case...caserne

HARO SUR LE TERRORISME DES MILITAIRES AUPRÈS DES POPULATIONS CIVILES

Ça, on le sait: les Belges n'envisageaient pas de quitter la République Démocratique du Congo. En tout cas, pas en date du 30 juin 1960, année de l'indépendance de cette dernière,comme cela est arrivé. Est-ce la raison pour laquelle, à cette époque, on ne trouvait pas d'élites militaires nationales ? sûrement.Ou peut-être.
Toujours est-il que, quand le pays se fut trouvé en situation de disposer d'une armée à lui,il n' y avait personne pour la diriger. C'est alors,savons-nous encore aujourd'hui, que Mobutu fut désigné pour cette délicate mission. Il n'avait aucune formation militaire, dixit son conseiller, le colonel belge Maillants. Mais pourquoi lui? Parce que, je continue de citer le colonel belge, il était sportif et courageux.
On peut donc comprendre que le feu vert des occidentaux, l'éclairant, il se crut tout permis. Il avait l'autorité que confère le pouvoir. Voilà, le mot qui nous intéresse, l'autorité.Car dans notre mentalité,militaire voudra dire autorité. Autorité répressive. Chez les militaires dans nos pays du tiers-monde, c'est la violence qui est la méthode d'action de référence. Méthode malheureusement qu'ils n'emploient que lorsqu'ils se trouvent en face de la population civile, donc désarmée. Quand je dis notre mentalité, il s'agit bien de nous tous; les civils aussi bien que les militaires. On peut dès lors se poser la question de savoir, de quand date cette façon de voir les choses. Sont-ce les colonisateurs qui nous ont inculqué cela pour se faire respecter ou cela est-elle simplement une vieille tradition kongolaise* qui veut que les ordres du chef ne se discutent pas ? C'est une affirmation gratuite qui n'aurait pas dû tomber dans les oreilles de nos dirigeants. Toutes époques confondues. La notion d'autorité ne sera plus que jamais confondue avec le mot dictature.
Nous avons évoqué l'expression"changer de mentalité"dans notre éditorial.Deux parties se trouvent confrontées dans cette démarche. D'un côté, l'armée qui ne doit plus être là pour terroriser la population. D'autre part, cette population qui n'a pas à avoir peur de l'armée. Le peuple n'a pas de compte à rendre à l'armée. Au contraire.Cette institution a pour mission de le protéger, de le sécuriser en défendant notamment l'intégrité de son territoire.
Dans l'histoire de notre pays malheureusement, l'armée n'a jamais été à la hauteur de sa mission.Elle n'a jamais assumé son rôle. Lors des différentes invasions du Katanga, il a fallu à chaque fois l'intervention des militaires étrangers, français, marocains, voire tchadiens. En d'autres occasions, c'était le recours aux mercenaires. Et nous, adolescents à l'époque, applaudissions!
Tout récemment encore, les rwandais et les ougandais ont traversé le pays comme un courrier dans la boîte aux lettres. c'était l'époque de l'armée de Mobutu. Les militaires n'étaient alors que des commerçants, hommes d'affaires aux gros ventres qui passaient leur temps dans les loisirs avec de multiples femmes. Pourtant, les chefs militaires se sont faits élevés aux grades de maréchal, général de division et de général de ...généralité. On les voyait pleurer quand il s'agissait d'aller au front. Évoquant des raisons de responsabilité de famille et j'en passe. Une armée qui n'existait que de nom. Sinon pour exercer des exactions et divers sévices auprès des pauvres gens. Un général était particulièrement redouté, le général B...Vous pensez bien qu'il n'était redouté que des civils, qu'il faisait "enlever"pour rien. Il n'a pas été là devant J.K,chef d'état-major rwandais.L'humiliation!
Nous sommes trop nombreux en effet au Congo, à avoir subi, chacun dans son cas,des maltraitances des militaires. Même si c'est vrai, Mobutu ne pouvait pas toujours être au courant.Combien de fois, en effet,n'avons-nous pas entendu une certaine catégorie de citoyens, membres de la famille des dirigeants, menacer une autre catégorie, qui n'avait pas de parents militaires gradés d'enlèvements ou d'assassinats ?
Les plus hauts gradés de l'armée se sont rabaissés jusqu'à assurer la protection rapprochée des parents ou amis qui revenaient de l'Europe.! Il fallait bien qu'ils vivent.Les caisses de l'État étaient depuis vides.Les poches de la population aussi. Ils n'étaient plus payés. Ils n'ont jamais été bien payés d'ailleurs. Mais ils ont toujours eu beaucoup d'argent : les richesses du pays n'étaient pas partagées. Ils se sont enrichis par la terreur et surtout les détournements et les passe-droits..
Les militaires n'ont pas à régler les litiges entre citoyens, par l'intimidation. C'est le travail de la justice. Ce n'est pas parce que l'on est parent d'un militaire haut placé, qu'il faut se sentir intouchable. le style de menace du genre"t'as affaire à moi, parent de tel ou tel autre, tu vas disparaître", C'est bon. On n'en veut plus.C'est ridicule.
On peut écrire un livre, de milliers de pages sur ce sujet. Les congolais savent très bien de quoi nous parlons. Nous voulons simplement que des civils n'aient plus à subir des atrocités des militaires. Même pendant la guerre, les êtres humains ont des droits. Donc les militaires, qu'ils aillent sortir leurs griffes au front ou qu'ils aident l'État à nettoyer les rivières ou les caniveaux. Qu'ils entretiennent les routes...Bien sûr que je ne limite pas le rôle des militaires à cela. Qu'ils restent dans les casernes. qu'ils s'entraînent; qu'ils demandent au gouvernement les moyens et la logistique nécessaires. Que l'armée redevienne une institution respectable. Qu'ils se préparent à la guerre .Si tu veux la paix, prépare la guerre SI VIS PACEM PARA BELLUM, pas aux pillages organisés, sinon provoqués. Qu'ils rangent leurs matraques et ne s'en servent plus pour taper sur des civils. Ni contre leurs propres frères lors des guerres civiles. C'est nul. Les militaires contre les militaires. jamais contre les civiles.
Cela doit cesser. On n'a jamais vu ça dans les démocraties! Des dispersions des manifestations en tirant dans la foule, on n'en veut plus. Ceci fait désormais partie du passé.Mais nous nous devons de l'évoquer pour voir l'avenir autrement. Pour faire éviter aux prochains gouvernements les mêmes erreurs. L'armée de nos alliés ne sera jamais l'armée congolaise. Même si nous apprécions et remercions nos amis angolais,namibiens et zimbabwéens. Ils ont fait un choix difficile et courageux. Bravo! On ne le dira jamais assez.Bravo aussi au général Mbuza Mabe, qui aux dernières nouvelles est revenu aux affaires(l'armée au Kivu) avec beaucoup de panache ,de cran et de mérite.
*kongolaise: origine pensons-nous du nom Congo. La République Démocratique du Congo, c'est l'ancien royaume du Kongo.

Ndlr: Cet article a été publié dans le Rdcnews de la fin novembre 2004. Je parlais alors de l'armée congolaise, surtout ,des années 1990 où les militaires étaient devenus des vrais people, quand ils n'étaient pas en train de faire la loi dans tous les secteurs de la vie des congolais. C'était pour que chacun, selon qu'il est militaire ou civil sache son rôle dans la société. L'armée a cependant tout de même connu de grands noms à l'instar de Mbuza Mabe, aujourd'hui décédé(paix à son âme), qui étaient voués au service de la nation. Elle reste une institution où il y a beaucoup à faire. Nous nous contenterons aujourd'hui de conseiller à nos soldats, à tous les soldats dans le monde où cela se passe encore, d'éviter de violer les femmes. Qu'ils se souviennent que ces femmes sont nos mamans, nos sœurs et nos enfants.

mercredi 10 février 2010

CONGO ... Rép. Dém. du Congo et Rép du Congo

         UN même nom"Congo": DEUX pays, la République Démocratique du Congo, puis la République du Congo. Mais deux pays finalement, pratiquement ennemis !
         Le" RDCnews",tiré de la République Démocratique du Congo, est une revue consacrée essentiellement à ce pays, sans exclure de parler d'autres nations du monde. Nous sommes pour l'ouverture, pour tenir compte notamment des conseils de certains de nos lecteurs. Pour ce faire, ma pensée est allée directement vers nos voisins congolais de Brazzaville. Pour des raisons que vous découvrirez au fur et à mesure de la lecture.Nous sommes deux pays qui portent le même nom : Congo. Cela m'embête un peu parce que finalement nous sommes deux pays différents. Rien que pour ça, j'estime que ce n'était pas indispensable de changer à nouveau le nom du Zaïre. Même si je me bats pour la reconnaissance légitime et définitive du nom de Congo. Le Zaïre étant enterré.
        L'appartenance du fleuve Congo est actuellement disputée par les deux nations. Feu le chanteur Luambo Makiadi a voulu mettre un terme à cette polémique en chantant que le fleuve en question avait sa source au Katanga. Qu'il traversait tout le Congo Démocratique, en passant par les provinces du Kivu, de l'Equateur, du Bandundu, puis du Bas-Congo pour finir sa course dans la mer, c'est-à-dire dans l'Océan Atlantique. Ce fleuve en réalité, traverse aussi un large territoire du Congo-Brazza. Pas dans les mêmes proportions évidemment comme cela est le cas pour le Congo-Kinshasa. J'en parle pour dire simplement ceci : Pourquoi ne jettera-t-on pas un pont entre les deux pays pour faciliter entre eux, ne seraient ce que les échanges commerciaux ? Dieu sait quelles opportunités existent à ce sujet. Ça éviterait du moins aux petits trafiquants déjà qui traversent de nuit, le fleuve, de se faire massacrer en allant revendre ou racheter des produits de gauche à droite. Cela profiterait bien à tout le monde. A une époque où les Etats-Unis sont une superpuissance, parce qu'ils ont compris avant tout le monde l'importance de s'unir, les Européens leur emboitant le pas, à quand ce genre de chantier en Afrique? La "construction " des Etats-Unis d'Afrique par exemple ? Est-ce que seulement le continent noir en arrivera là un jour ? Ce n'est pas demain la veille.
        Sous un point de vue politique, nous les congolais de Kinshasa, pouvons encore nous vanter de traverser des moments hyper difficiles de guerre, de changement de gouvernement, sans connaître de guerre civile. Sûrement par la grâce de Dieu avec toute la frénésie de prière qui nous caractérise actuellement.Ce qui s'est passé chez nos voisins est simplement inqualifiable. Comment cela était-il possible à notre époque !! Je n'ai jamais compris comment les ninjas et les cobras ont subitement fait irruption en Afrique centrale. De grâce plus jamais. Le risque, c'est la contagion.On a vu ça aussi en Côte d'Ivoire. Le risque, c'est aussi le cycle de vengeance, de revanche. Est ce que les rancœurs sont vraiment gommées? C'est comme pour les rwandais; ont-ils vraiment fini avec les massacres entre hutus et tutsi ? J'en parle,avec des mots simples, pour qu'on n'oublie pas. Pour que cela ne se répète plus et que tout cela nous serve de leçons. On vit encore aujourd'hui un génocide au Darfour !
        Quand je vois comment les congolais de Brazza se sont déchirés entre eux, part rapport à ce que je viens d'écrire; qu'ils ne s'aiment déjà pas entre eux-mêmes, je ne vois pas comment ils pourront nou aimer, nous les congolais de Kinshasa. Pourtant on rencontre dans les deux pays, les mêmes ethnies comme les bateke, les balobos, les bangala  et j'en passe. La primus et la skol aussi comme le chantait si bien Lokombe des Bana Ok; Quand Niarchos le Ngatsié chantait que la Proclamation du concours au passage de l'Europe se ferait à Kinshasa ou à CFA(Brazzaville), c'était aussi pour nous rappeler que nous devrions avoir le même objectif en quittant la maison, en l'occurrence, nos pays frères et respectifs. Tout ça pour dire que nous ne sommes qu'un même peuple avec en effet beaucoup de ressemblances. De nombreux congolais qui ont fui les combats chez eux ont bien vu qu'ils étaient bien accueillis en RDC.
Pourquoi nous diviser, nous critiquer et nous dénigrer comme cela se passe  dans notre quotidien? Ils nous traitent de bayombés comme les maghrébins le sont avec le terme  bougnoules en France.
      Sous un second point de vue politique, les congolais de Brazzaville ne m'ont pas paru particulièrement intéressés par l'agression dont notre pays est victime face aux rwandais et aux ougandais.Une fois de plus, la politique pénalise des personnes innocentes qui n'ont rien à voir avec le pouvoir de l'argent. Mais qui ne demandent qu'à vivre paisiblement. Les visions expansionnistes de nos agresseurs sont vérifiées. Ils ont cherché à nous coloniser, à nous gouverner. On a eu des rwandais dans notre gouvernement. S'ils étaient arrivés à leurs fins, ils n'auraient eu aucun mal à occuper le Congo-Brazavillle, aujourd'hui désintéressé. Merçi encore une fois aux Namibiens, aux zimbabwéens et aux angolais qui nous ont aidé militairement. Et qui ont compris que les annexions dans le but de balkaniser les pays vont tellement vite !
Que les chefs d'Etats , ces monarques se bougent un peu et qu'ils se mettent au boulot. Qu'ils prennent conscience des enjeux qu'il y a au lieu de ne penser qu'à leur enrichissement personnel. Qu'ils apprennent à aimer leurs pays et leurs peuples , leurs semblables , à l'image d'autres dictatures à travers le monde, où la croissance économique transforme leurs Etats en pays émergents.

Ndlr: Cet article publié en novembre 2004  nécessite beaucoup d'autres développements. Tellement de choses ont évolué et changé .Je retiens l'idée d'un pont sur le fleuve Congo. Aujourd'hui il est question d'un pont route rail sur le fleuve. Le sénateur Jacques Mbadu dont j'apprécie l'intelligence d'analyses a démontré que cela ne pouvait que nous profiter....
Une question par contre pour comprendre cet article. Nous avons beaucoup de projets du côté des pays des Grands Lacs. Pourquoi les deux Congo si proches et ressemblants ne se réuniraient-ils  pas tout de suite pour un avenir commun et meilleur: tellement de choses nous  rapprochent, le type , les ethnies, les langues, tout. Beaucoup d'Africains se sont moqués des congolais de la Rdc. Ils comprendront un petit peu à la fois qu'aujourd'hui le Congo a à sa tête un chef qui aime ce pays et son peuple et donc tout ce qui s'ensuit.Un Congo qui rattrape son retard.

jeudi 4 février 2010

AU SUIVANT: changement de mentalité( suite)

  A tous ceux qui viennent de rejoindre les lecteurs de plus en plus nombreux du "RDC NEWS", nous voulons simplement redire notre ambition : faire changer de mentalité à notre peuple.Condition sine qua non du développement de notre pays, disais-je dans l'éditorial du premier numéro. Vaste programme, me direz-vous. Mais commençons déjà par nous en soucier. Merçi à tous ceux qui ont porté un quelconque intérêt à notre travail. Nous tenons compte de toutes les critiques même si nous ne pouvons pas répondre aux attentes de tout le monde. Nous retenons toutefois que le chemin est encore long. Au RDCNEWS, c'est clair, notre camp est celui des progressistes qui aiment le changement. Le genre de personnes qui de l'Europe, financent la construction des écoles. Et non du genre de ceux qui attendent la nomination d'un ami de la diaspora à des responsabilités au pays, pour aller le rejoindre sans aucune compétence, et ensemble enfoncer encore le pays dans le chaos.
        Un changement majeur pour ce deuxième numéro. Une parution tous les deux mois au lieu d'un mensuel comme annoncé précédemment. Par conséquent une baisse du coût de l'abonnement. Pour tous nos enfants qui sont nés ici, et tous les conjoints mixtes, votre initiation au lingala continue. Les rubriques que vous apprendrez à aimer pareil, notamment le "ensemble, on peut...", où nous donnons nos idées. Le "Rdcnews" est aussi un journal d'opinion. Pour la suite, nous vous laissons découvrir votre journal et bonne lecture. N'oubliez pas, nos pages sont ouvertes à tous ceux qui veulent aussi s'exprimer.


Ndlr : Pas grand chose à rajouter à cet éditorial du deuxième numéro du rdcnews paru courant novembre-décembre 2004. J'ai prolongé un peu dans le changement de mentalité. On peut noter quelques efforts dans le bon sens. Mais le madesu ya bana a encore de l'avenir devant lui. S'il n'est plus la règle, ni systématique, il est dicté par le besoin, le dénuement. C'est pourquoi, s'il est une habitude qu'il faut absolument changer, c'est de se mettre en tête l'idée de travailler; de trouver une occupation quotidiennement. Car à côté du manque de travail, faute d'entreprises en quantité suffisante, l'oisiveté règne de façon inquiétante et avec elle,  la place qu'occupent les débits de boissons dans la vie des kinois surtout. Pas un pas dans la plupart de quartiers  sans bistrot !!!

Kinshasa asphyxiée : Faut-il créer de nouvelles villes , ou développer celles qui existent déjà ?

                           Ils sont nombreux à réfléchir aux idées ou solutions à mettre en place pour sortir de cette impasse . Avec ses 15...