En République démocratique du Congo, les critiques contre le président Félix Tshisekedi deviennent de plus en plus fortes.
Sur les réseaux sociaux, dans certains médias et même dans les discours politiques, beaucoup réclament son départ immédiat. Certains le présentent comme l’unique responsable de tous les problèmes du pays.
Mais une question essentielle reste souvent sans réponse :
Après Tshisekedi… qui gère la guerre à l’Est ?
Car il est facile de réclamer le départ d’un chef d’État.
Il est plus difficile d’expliquer concrètement comment stopper une guerre complexe qui dure depuis des décennies, avec des groupes armés, des intérêts régionaux, des tensions géopolitiques et des millions de civils pris au piège.
Aujourd’hui, beaucoup parlent du pouvoir.
Peu parlent du terrain.
Qui sécurise Goma ?
Qui protège les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ?
Qui gère les relations diplomatiques avec les pays voisins ?
Qui contrôle les infiltrations, les groupes rebelles et la crise humanitaire ?
Le débat politique congolais devient parfois émotionnel au point d’oublier une réalité brutale : gouverner un pays en guerre n’est pas un slogan de manifestation.
Critiquer le pouvoir est normal dans une démocratie.
Mais un peuple sérieux doit aussi demander aux opposants leurs solutions concrètes.
Pas seulement leurs accusations.
Parce qu’au final, remplacer un président ne suffit pas à faire disparaître les balles, les rébellions ou les intérêts étrangers dans l’Est du Congo.
Le vrai problème de la RDC dépasse un seul homme.
Il touche la sécurité, l’unité nationale, la corruption, l’armée, la géopolitique et les divisions internes.
La question n’est donc pas seulement :
“Qui doit partir ?”
La vraie question est :
“Qui est réellement prêt à gérer ce pays en pleine tempête ?”
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