Articles les plus consultés

vendredi 8 mai 2026

Quand un ancien président, Joseph Kabila, choisit le silence des armes ! Le silence ?

 

Dans n’importe quelle démocratie sérieuse, un ancien président reste lié à l’histoire de son pays. Même après le pouvoir, il conserve une responsabilité morale : protéger la nation, défendre les institutions et préserver l’unité du peuple. Mais que se passe-t-il lorsqu’un ancien chef d’État donne l’impression de marcher aux côtés de ceux qui déstabilisent son propre pays ?

La question choque. Elle dérange. Pourtant, elle mérite d’être posée sans peur : est-il normal qu’un ancien président soit associé, de près ou de loin, à une rébellion qui plonge des populations dans la peur, les déplacements et la mort ?

Un ancien président n’est pas un citoyen ordinaire. Il connaît les secrets de l’État. Il connaît les fragilités du pays. Il sait ce que coûte une guerre. Voilà pourquoi son silence, ses ambiguïtés ou ses prises de position peuvent devenir lourds de conséquences.

Dans l’Est de la RDC, pendant que des familles fuient les combats, que des villages se vident et que des jeunes meurent sous les balles, certains comportements politiques ressemblent à des calculs froids faits loin de la souffrance réelle du peuple. Et beaucoup de Congolais commencent à se poser la même question : jusqu’où certains hommes sont-ils prêts à aller pour revenir au pouvoir ?

Le plus grave dans une crise nationale, ce n’est pas seulement l’ennemi déclaré. C’est aussi l’ambiguïté des élites. Car lorsqu’un ancien président semble plus proche des discours qui fragilisent l’État que de ceux qui rassemblent la nation, le doute s’installe. Et dans un pays en guerre, le doute devient une arme.

Personne n’est obligé d’aimer le pouvoir en place. La critique politique est normale. Elle est même nécessaire dans une démocratie. Mais il existe une frontière dangereuse entre s’opposer à un régime… et affaiblir son propre pays au moment où il lutte pour sa souveraineté.

L’histoire est impitoyable avec les dirigeants qui choisissent leurs intérêts avant ceux de leur peuple. Les générations futures ne retiendront pas les stratégies politiques ni les alliances cachées. Elles retiendront une seule chose : pendant que le pays souffrait, de quel côté chacun s’était placé.

Aujourd’hui, la RDC n’a pas seulement besoin d’hommes politiques. Elle a besoin d’hommes d’État.

Aucun commentaire:

Quand un ancien président, Joseph Kabila, choisit le silence des armes ! Le silence ?

  Dans n’importe quelle démocratie sérieuse, un ancien président reste lié à l’histoire de son pays. Même après le pouvoir, il conserve une ...