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mardi 12 janvier 2010

LE RDC NEWS : POURQUOI CETTE APPELLATION ?

              LE RDC NEWS (République Démocratique du Congo), pour faire connaître ce pays. Quatre fois plus grand que la France et quatre vingt fois plus grand que la Belgique, jadis ancienne colonie de ce dernier. Sa superficie est de 2.345.000 km2. Il est immensément riche du point de vue des ressources minières naturelles. Parce que toutes les matières premières utiles et possibles s'y trouvent, d'aucuns ont parlé de scandale géologique.
                 Autrefois premier producteur mondial de diamant , de l'or et du cuivre, il est aujourd'hui spolié de nouvelles convoitises dont un produit essentiel dans la fabrication des portables, le coltan. Même ce qui a toujours fait la fierté de sa faune en dehors des gorilles et du zèbre, j'ai nommé l'okapi, est aujourd'hui dérobé notamment par nos voisisns rwandais et ougandais, avec la complicité comme le disait si bien Mobutu en son temps de quelques brebis égarées, les chefs des rébellions à l'est du pays.
Conséquence : le pays se retrouve aujourd'hui parmi les dix pays les plus pauvres au monde. Les vrais ayants droits de toutes ces richesses meurent comme des mouches, de faim et de maladie. Heureusement que la foi en Dieu est passée par là pour préserver la population du sida qui pourtant s'y développait dangereusement. A propos du sida d'ailleurs dont on dit qu'il trouve ses origines au Congo;  comment cela aurait-t-il été possible, si des chercheurs occidentaux ne s'étaient pas trop rapprochés du gorille qui porterait le V.I.H ,sans la moindre probabilité de développer la maladie ? Les gorilles ont toujours peuplé les forêts de la RDC depuis les origines,mais  le sida n'existait pas. Alors qu'on ne vienne pas nous raconter des histoires. Saura-t-on jamais la vérité.
        Ce qui est sûr, c'est que ce pays a toujours suscité des convoitises. Mais de grâce, vous les grands de ce monde, quand vous parlez de l'Afrique autour d'une table, un verre de whisky à la main gauche et un havane entre les doigts de la main droite, sachez qu'à ce jour des congolais sont en train de mourir à l'Est du pays, et un peu partout de la faim.. Jacques Chirac l'a dit, lors de son dernier voyage en Algérie, que le plus élémentaire des droits de l'homme est de pouvoir manger. Les femmes congolaises sont violées. Des militaires rwandais et ougandais font subir des traitements innommables à la population civile : des innocents, femmes, enfants et vieillards qui sont étrangers à ce truc, qu'est la politique.
         Depuis la mort de M'ze Laurent Désiré Kabila que tout le monde a qualifié de dictateur alors qu'il ne défendait que les intérêts de son pays, rien ne va au Congo-Kinshasa. Quand j'y pense , je réalise que Mobutu était quelqu'un d'extraordinaire. Je comprends mieux aujourd'hui ce qu'il voulait dire quand il parlait de défendre les intérêts supérieurs de la nation. Il était surtout craint. Même par les soi-disants maîtres de ce monde. Même évidemment si nous croyons en ce qui nous concerne que le seul et vrai maître du monde c'est Dieu. Pourquoi on a tué Kabila L-D ? Qui était derrière ce complot?
Alors que la guerre sévissait en RDC, qu'un génocide était en train d'y avoir lieu, Bill Clinton, président des Etats-Unis a fait le voyage en Afrique. Il est allé en Ouganda notamment, jamais en RDC !Vous comprenez que nous ne pouvions rien espérer. Pourquoi a-t-on abandonné les congolais,ex zaïrois ? Qu'avons-nous fait ? Ex-zaïrois, juste pour dire que nous ne sommes plus des zaïrois, car à ce jour encore, pour nous reconnaitre, beaucoup de gens se réfèrent encore à l'ancienne République du Zaïre.Nous sommes les congolais de Kinshasa, à ne pas confondre avec les congolais de Brazzaville, qui sont nos frères pourtant, même si des frontières terrestres nous séparent.
        Louis Michel, avez-vous réellement réfléchi à la politique que vous êtes en train  de mener au Congo?Un gouvernement de transition veut-il dire un président avec quatre vice-présidents dont un rwandais et des comerçants à part l'héritier et pote de M'zee, j'ai cité YERODIA. C'est un régime particulier, d'un genre transi.....tionnel! Enfin, notre sujet c'est le RDC. Rappelons-nous qu'avant de s'appeler Zaïre,notre pays s'appelait Congo, mais que malgré cela le spectre du Zaïre reste très présent. Notre but, c'est qu'en évoquant le nom de Congo, tout le monde sache reconnaitre la RDC, sans allusion ni équivoque. Que l'on arrête de parler du Zaïre jusque dans les documents officiels aujourd'hui encore en France, par exemple ! Arrêtons la mascarade ..

dimanche 10 janvier 2010

MATONGUE : LE PARADIS DES IMMIGRES CONGOLAIS

             C'était voir Matongué et mourir. Bien sûr, il y a eu Venise! Il y a eu Paris. Il y a toujours ces villes là dont on rêve. Suivant qu'on est amoureux, pour Venise et amateur de mode pour Paris et saTour Eiffel. Mais pour nous, ressortissants de la République Démocratique du Congo, c'était Matongué l'endroit rêvé.
Même s'ils n'ont jamais vraiment fait de gros gestes pour faciliter l'intégration des congolais en Belgique, ce pays nous a tout de même accordé un espace commercial, à savoir la Galerie d'Ixelles, à exploiter. Rappelons que le Congo était la seule importante colonie belge à travers le monde. D'abord, propriété privée du roi Léopold II, la RDC, quatre vingt fois plus grand que la Belgique, fut ensuite donnée au Royaume par le "généreux Roi". Grâce à ses richesses, les Belges n'envisageaient pas de le quitter... Matongué devait donc beaucoup compter pour les congolais.
              Moi personnellement, je n'ai pas connu la grande époque du couturier Fabrice, immortalisé par feu le Grand Maître Luambo Makiadi dans la chanson "Fabrice akolatisa yo". Ni le restaurant chez BABIN, "mobali ya libinza" et autres chez Mambo qui se maintient encore tant bien que mal. En tous les cas, je me rappelle qu'en 1985 on allait ,nous de Lille, à Bruxelles comme à une fête. 1985,  me direz-vous ce n'est pas bien tôt. D'accord mais quand on se réfère à l'époque des tous premiers "belgicains", qui quand ils rentraient au pays, nous parlaient à nous qui étions restons là-bas en lingala des "basangos", les prêtres blancs comme s'ils avaient perdu l'accent de la naissance.
En 1985 donc, quand je suis allé à Matongué, il fallait bien se saper. Faire voir quelque part qu'on revenait de France, aussi bien pour les amis de la Belgique que pour les autres qui pouvaient venir d'ailleurs. Il n'était pas rare en effet, d'y rencontrer des amis ou de la famille qui seraient venus de la Hollande toute proche, de la Suisse, voire de l'Allemagne. On peut s'imaginer alors la franche joie des retrouvailles.
La St Pauli's, la Amstel et autres bières de luxe qui n'étaient pas dans toutes les bourses au pays, y étaient à la portée de tout le monde!
Dans la galerie, tout devenait possible,tellement simple et donc magique. De sa table, on pouvait avoir n'importe quel voisin, personnalité politique ou star du showbiz. Tous les "mabangas"de l'époque. En ces temps là, "Château Rouge "à Paris n'existait pas. Le RENDEZ-VOUS, c'était à Bruxelles, baptisé "lola", le paradis.
          Là , on pouvait faire ses courses. S'il fallait manger les produits frais en provenance du pays, on se rendait à Matongué. On y trouvait du tout pour faire la fête.
         Matongué, jadis amphithéâtre de la fête, n'est plus que l'ombre de lui-même.A cela beaucoup de raisons dont principalement les différentes politiques d'intégration. Il ne faut pas oublier qu'à côté de ce tableau de rêve,  il y avait toujours des contrôles inopinés d'identités. Et cela se confirme par l'installation, à ce jour, d'un bureau de police.
Nous n'oublierons pas de dire notre part non négligeable de responsabilité, en ce sens que nous  n'avons pas su profiter de l'opportunité qui nous a été offerte de faire nos preuves, au lieu d'exceller dans les futilités.Entre-temps, Château Rouge prenait ses marques à Paris. Un peu partout à Londres, en Allemagne, les congolais montaient des commerces et des entreprises. Matongué ne pouvait pas rester éternellement au top. Mais il doit exister et être là de façon symbolique. Les Belges ont laissé Mobutu détruire tout le patrimoine culturel colonial en R.D.C . Qu'ils ne laissent pas la Galerie aux nouveaux voyous, les New Jack, pour y commettre des méfaits que l'on sait et qui ont été à l'origine de l'insatallation du bureau de police, ni ne bradent cet endroit aux asiatiques à des fins commerciales. Nul n'ignore la contribution des richesses de la République Démocratique du Congo à l'essor économique de la Belgique. Ce n'est pas leur demander la lune, que de nous laisser à nous congolais une petite zone d'activité, à savoir la Galerie d'Ixelles, qui nous rappelle, à la diaspora, le quartier Matongué à Kinshasa, où il fait bon vivre.

Ndlr: cet article a été publié en octobre 2004 dans le premier numéro du rdcnews paru à Lille. Aujourd'hui, Matongué a complètement changé de visage voire d'activités. Il est mal famé. Des jeunes fumant du cannabis y sont de plus en plus nombreux. Il y a même eu un meurtre pour histoire de vol de portable, semble-t-il. La salubrité n'y a vraiment jamais existé. Poto oyo tolobaka poto de fois tu ne te croiras même pas na poto. Ba toilettes mawa trop.
Combien de cafés et restaurants n'ont-ils pas été férmés par les services d'hygiènes belges pour cause d'insalubrités! j'avais tenu à m'exprimer sur cet aspect des choses dans le cadre de l'avenir du Congo.

Kinshasa asphyxiée : Faut-il créer de nouvelles villes , ou développer celles qui existent déjà ?

                           Ils sont nombreux à réfléchir aux idées ou solutions à mettre en place pour sortir de cette impasse . Avec ses 15...